CHANOIR 1980

Aka Alberto Vejarano

Age : 46 ans
Lieu de résidence : Paris
Expérience : 25 ans
Style : figuration Libre
Médium : Aérosol, crayon, peinture acrylique et à l'huile
Support : Wall, Papier, Toile,

 Alberto Vejarano, dit CHANOIR, est un artiste franco-colombien né en 1976 à Bogotá. De renommée internationale, il est célèbre pour l’énergie et l'optimisme de ses graffitis. CHANOIR travaille avec un langage visuel universel, fondé sur la conviction que l'art et les artistes sont des agents du changement positif.

Au milieu des années 1990, sous l’influence d’artistes précurseurs comme Keith Haring, ou le Parisien André, il se décide à utiliser la bombe de spray comme moyen d’expression. Le travail de CHANOIR, qui naît dans la fusion du Pop Art et de la Figuration Libre, fait appel à la connaissance de l’histoire de l’art et se nourrit d’humour populaire, mémoires d’enfance et sens de l’esthétique contemporaine. Il développe un style graphique marqué par des couleurs résolues, des plans plats et des figures aux formes simplifiées et immédiates, caractéristiques à la fois des logos et des tags.

Amoureux de chats, CHANOIR a choisi son nom en faisant référence à l’affiche de Steinlen : « le cabaret du chat noir ». Ses logotypes chats « CHA », dessinés de façon spontanée, changent de formes constamment. Naïfs et toujours expressifs, ils communiquent leurs émotions aux passants, au gré des sentiments de l’artiste. Une relation s’établit avec le public. Son père, Gustavo Vejarano, artiste colombien et ésotérique, lui transmet ses croyances sur les plans subtils. Ainsi, l’art est pour CHANOIR une transmission d’énergie d’esprit à esprit, dans l’objectif de divertir et de jouer avec le spectateur en créant un art pour tous.

Depuis ses débuts, il ne cesse d’interroger les frontières graphiques entre graffitis, art de rue, logotypes et tags. Il intègre à l’univers post-graffiti, au fur et à mesure des années, l’esthétique Kawaii et cartoon, à la façon des emojis actuels. Si la vitalité des cultures latines et sud-américaines l’anime, c’est dans les rues du 19ème arrondissement de Paris que CHANOIR a commencé sa carrière artistique, où il crée son premier CHA. Et c’est la rue qui l’attire encore. Pour sa liberté, son indépendance, son pouvoir d’expression et pour les gens qui la peuplent. C’est la rue qui sans cesse se déguise et se transforme comme le CHA d’Alberto. Au fil des années, CHANOIR a étendu son énergie vers la performance, l'installation, la photographie, le design, les collections et l'art vidéo.

En 1997, il entre aux Beaux-Arts de Paris et obtient son diplôme auprès de Jean-Michel Alberola. Il côtoie alors les peintres de la figuration libre, François Boisrond et les frères Di Rosa, avec qui il partage le goût d’une expression spontanée et libertaire. Il s’inscrit alors dans le mouvement d’art modeste en participant au documentaire « Un monde modeste » réalisé par Stéphane Sinde. Jean-Michel Basquiat est une source d’inspiration majeure pour CHANOIR, mais aussi les icônes telles que Snoopy, Barbapapa, les Monsieur Madame, Hello Kitty, les Shadoks, les Schtroumpfs ou plus récemment Gumball. Il se passionne également pour l’art pariétal, ses peintures totémiques évoquent ainsi la puissance mystique des arts premiers.

Artiste nomade, CHANOIR mêle, depuis 25 ans, travail sur toile en atelier et tags à la bombe dans les rues de Paris, Barcelone, Bogota ou Winwood Miami, où l’accompagnent régulièrement les artistes El Xupet Negre et El Pez. Il devient particulièrement actif sur les murs de Barcelone au début des années 2000 et réalise le documentaire "Murs Libres" autour des plus belles années du Street Art barcelonais. Il y fonde alors le collectif 1980 avec, entre autres, Jean-Philippe Illanes, Alexandre Sirvin, Hugo Garcia, et Ernest Añaños Montoto. En 2003, il investit la scène artistique colombienne en participant à de nombreuses expositions, comme l’exposition personnelle « Mi complejo de Peter Pan » à la galerie La Cometa, et au Musée d'Art Moderne de Bogotá. C’est durant ces années qu’il rencontre l’artiste Nadín Ospina, qui influence aujourd’hui encore son travail. Il entame alors une carrière internationale de Miami à Los Angeles, de Pékin au Costa Rica en passant par Rome, Oslo, Londres ou Bruxelles.

En 2009, il établit définitivement son atelier à Paris, et présente avec le collectif 1980 une installation poétique de graffiti interactifs « taguer la lune » ainsi que plusieurs fresques pour l'exposition "Né dans la rue - Graffiti » à la Fondation Cartier. Ses peintures sont présentées en galeries et lors de ventes aux enchères organisées par les plus prestigieuses maisons de ventes (Artcurial, Drouot). Il est par la suite appelé à travailler avec de grandes marques, telles que Samsung, Emanuel Ungaro, Cacharel, Ubisoft pour Just Dance, et Disney. En 2019, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture Franck Riester.